Cet article traite de mon expérience en elle-même du pays. Si vous souhaitez lire des conseils sur la manière de préparer votre voyage, votre sac à dos etc etc. Référez-vous à celui-ci

C’est difficile pour moi de commencer à écrire sur ce pays qui m’a tant bouleversé. J’ai peur de n’en pas dire assez et de rédiger une sorte d’itinéraire de voyage superficiel ou au contraire, de m’étaler de manière indigeste.

Déjà, pourquoi partir au Cambodge ?
J’ai l’embarras du choix pour vous répondre… Vais-je commencer par vous parler de la gentillesse exceptionnelle des Khmers ?
De la beauté de la campagne Cambodgienne ?
De Koh Rong Samloem qui rivalise avec les plus belles plages Thaïlandaises ?
Des temples d’Angkor, merveilles du monde ?
D’une histoire aussi riche que lourde qui est passionnante à découvrir ?

Pour achever de vous convaincre, deux arguments purement pratiques cette fois : l’anglais y est très largement pratiqué et le réseau de transports en commun fort développé

Voici donc, mon itinéraire, mes petits conseils, mes coups de coeur, mes coups de gueule…

                                                                 – Phnom Pehn –
                                                                       2 nuits, 1 jour

Je retournerai à Phnom Pehn 1 jour de plus à la fin de mon séjour.
Pour d’autres retours, voir la fin de l’article !

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Photo : Lever de soleil à Phnom Pehn, sur le quai Sisowath.

Il fait déjà nuit quand je sors de l’aéroport avec pourtant la fièvre de faire ma première balade de voyageuse solitaire. Ma première nuit est déjà réservée, (c’est d’ailleurs la seule) à la Royal Guesthouse. Rapport qualité/prix correct, je l’ai surtout choisie pour son emplacement « malin » à proximité du quai Sisowath, du Palais Royal et du Musée National.
Le soir de mon arrivée ne sera pas très productif, je suis marquée par les très nombreuses maisons closes qui étaient sur la route à proximité de l’aéroport. Mais je le savais. Le tourisme sexuel est une réalité sordide là-bas. Les femmes sont belles et la pauvreté les amène à cette voie…
Ne parlons même pas de la prostitution infantile qui elle, heureusement, est pénalisée. Je me pose donc dans un petit restaurant sur le quai Sisowath où un Français m’invite à rejoindre sa table. Niveau dépaysement, on est donc pas sur un 10/10 haha.

Le lever de soleil sur le quai Sisowath

Je suis tellement excitée que je dors 4 heures. Tant mieux, je suppose le lever de soleil sur le Quai exceptionnel et file dans sa direction.
Phnom Pehn est encore endormie. Je ne croise personne mais ne manque pas de remarquer les conducteurs de tuk-tuk dormir dans leur engin. Ces mêmes personnes qui, une petite heure plus tard, m’adresseront des sourires lumineux en me proposant leurs services, sourires qui ne laissent en rien deviner le niveau de misère dans lequel ils vivent. Radieux Khmers…

C’était probable, Le lever de soleil est splendide. J’en pleure. J’en ris. Je le savoure comme si c’était mon premier et mon dernier. Je suis heureuse d’être là, d’être seule. Sur le quai, un groupe fait du Thaï Chi, il semble que le soleil se lève avec leur complicité.

Il existe des sortes de petites sorties en bateau le soir, pour admirer cette fois-ci le coucher de soleil. Je ne l’ai pas fait, mais je peux vous assurer que si vous voyagez avec une petite bourse, le simple lever sur le quai vaut son pesant de cacahuètes, pour 0 dollars !

PS : Face au quai, un petit temple prend merveilleusement la lumière matinale, faîtes-y un petit tour !

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Photo : Lever de soleil sur le Quai Sisowath.

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Photo : Temple en face du quai, à la lueur du matin.

Le coucher de soleil est terminé. Je flâne pour trouver un endroit où prendre mon petit-déjeuner.
Je finis par trouver un petit boui-boui où ils me servent pour 1 dollar un merveilleuse omelette ainsi qu’une soupe Cambodgienne. ça valait le coup de ne pas me rendre à la Guesthouse. Le ventre plein, je peux maintenant pénétrer l’enceinte du :

Musée National

A proximité du quai, à quelques pas du Palais Royal, le Musée National de Phnom Pehn est à voir si vous aimez les statuettes anciennes.
L’entrée est à 5 dollars et le choix vous est laissé d’en débourser 5 autres pour un audio-guide qui est assez dispensable. A part quelques anecdotes et quelques récits mythologiques, il vous décrit surtout ce que vos yeux sont déjà en mesure de constater.
Le Musée est agréable à visiter à cette heure matinale. La chaleur n’est pas encore étouffante. Témoins d’une époque plus riche, les œuvres exposées sont la fine fleur de ce que fut l’art Khmer.
Le jardin au beau milieu du musée offre des zones ombragées agréables pour faire une pause entre toutes ces statues.

Durée de la visite : Entre 1h30 et 2h

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Photo : Statue au beau milieu du Musée National, où beaucoup d’enfants s’amusent à nourrir les poissons.

Le Palais Royal

L’entrée du Palais Royal se situe à quelques rues du Musée National. Comme c’est un complexe très exposé au soleil, ne faîtes peut-être pas comme moi et commencez cette visite avant celle du Palais Royal. Il faudra vous acquitter de la somme de 6 dollars pour pouvoir vous déplacer librement dans les deux immenses cour du Palais.

Il m’est impossible de pénétrer le Palais en lui-même ce jour-là, mais les bâtisses qui l’entourent regorgent de riches Bouddha (Attention, dans la plupart des cas, vous n’aurez pas le droit de les prendre en photo).
Munissez-vous de chaussures pas faciles à enlever puisque vous devrez les retirer en pénétrant dans chaque structure.

Mon endroit préféré est sans conteste une sorte de terrasse en hauteur, très ombragée, accessible par un petit escalier perdu dans une nuée d’arbres touffus.
Entouré par les Bouddha, disposant de bancs, ce lieu respire la sérénité et invite à une pause bien méritée.

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Photo : Le Palais Royal

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Photo : Une « terrasse » ombragée entourée de statues de Bouddha, au Palais Royal

Le mémorial Choeung Ek

Il est difficile de passer au Cambodge sans visiter le mémorial Choeung Ek ou le Musée S21. Les chauffeurs de tuk-tuk vous enjoignent à vous y rendre à chaque coin de rue. Et pour cause, visiter le Cambodge en ne s’intéressant qu’à Angkor Watt ou aux plages paradisiaques serait à mon sens une erreur de taille. Que ce soit par curiosité, par passion pour l’histoire ou pour mieux comprendre le pays que l’on découvre, je vous enjoins vivement à vous rendre au Choeung Ek.
Vous pouvez également visiter le S-21, dont je ne pourrais en revanche pas vous parler. Les descriptions que j’en ai lues ont trop rebuté mon petit coeur et je lui ai préféré le mémorial.

Le Choeung Ek e situe à environ 45 min du centre-ville et la course ne devrait pas vous coûter plus de 10 dollars (négociez ferme, mais avec respect et sourire s’il vous plait ! Certains comportements de touristes envers les conducteurs de tuk-tuk m’ont rebutée, mais j’en parlerai après) !
Je vous déconseille de prévoir votre pause repas aux abords du musée, les restaurants alentours sont bien plus chers que la moyenne du pays. Prenez donc votre déjeuner à Phnom Pehn avant de filer 🙂

L’entrée coûte 5 dollars et comprend un audioguide absolument indispensable à la compréhension de la visite.
En effet, le fameux mémorial se dresse au centre de ce lieu dépouillé , emprunt d’un calme étouffant, résultant du recueillement de ses visiteurs. Et du malaise. Du malaise d’être humain.

Peu à peu, votre visite guidée commence. Vous vous rendez sur un chemin jonché de petits panneaux numérotés et vous entrez le numéro correspondant dans votre audio-guide.
Il ne reste plus rien de ce que fut ce camp de la mort, pour la simple et bonne raison qu’une fois les Khmers rouges boutés hors du Cambodge, le peuple appauvrit a démantelé tout le camp afin d’en utiliser les matières premières.

Malgré l’absence quasi-totale de structures, la visite n’en est pas moins très oppressante. Les horreurs racontées par l’audio-guide contrastent avec le calme et la beauté des lieux.
Si comme moi, vous écoutez tout l’audio-guide (ce que je vous conseille vivement), votre visite durera au moins 2 heures. Rajoutez 45 minutes si vous assistez à l’une des nombreuses projections du film-documentaire diffusé dans le petit musée.

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Photo : Le Mémorial de Choeung Ek. Des milliers de crânes de victimes, classés par âge, sexe et cause de décès…

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Photo : La vie reprend ses droits. Même sur des champs d’horreur…

Ma journée est déjà bien avancée quand je reviens, le coeur gros, du Mémorial.
Je marche au hasard dans les rues de Phnom Penh, rencontre un adorable Cambodgien d’une soixantaine d’années, qui se détourne de sa route pour parler avec moi.
Il me raconte que le curcuma est son secret de jeunesse (et il est vrai qu’il ne fait pas son âge !) ainsi sa méfiance envers les Vietnamiens qui s’installent dans « son pays »…
La haine Cambodgiens / Vietnamiens ne date pas d’hier puisque ces deux pays sont marqués par une lourde histoire d’invasions et de guerres de toutes sortes ; enfin, je me rends compte que les Français n’ont pas l’apanage de la xénophobie.
Je finis par prendre congé de lui et trouve un « Seeing Hands Massage« . Pour info, il s’agit d’une association formant des personnes aveugles à l’art du massage, leur permettant ainsi une autonomie financière. De nombreuses structures exploitent les aveugles au Cambodge, mais celle-ci est vraiment notifiée comme étant de confiance. C’est donc sans scrupules que je confie mon dos pendant une heure.

Que dire des massages Cambodgiens ? Ils sont à mi-chemin entre le massage et la séance d’ostéopathie. Pas toujours agréables sur le moment, mais vous ressentez les bénéfices immédiatement en sortant. Votre corps meurtri pendant la séance devient tout à coup léger, détendu.

Le massage d’une heure est de 7 dollars au Seeing Hand, j’ai trouvé de bon ton de laisser un pourboire à mon adorable masseuse.

En sortant surprise ! Un adorable Marché de Nuit s’est constitué sur la grande place qui longe la 108e rue ! Je me régale avec un sublime frappé d’avocat et un bol de nouilles. Un homme seul chante sur une scène, des tapis attendent que fesses des clients viennent s’y installer. Tout le monde mange assis par terre, Cambodgiens et touristes se mélangent.

Demain, mon car part pour Siem Reap. Je me couche donc tôt pour profiter de Phnom Penh au petit matin : un marché populaire dans un chemin de traverse n’attend que moi ! Tout le monde souri, j’achète quelques fruits que je ne connais pas pour le trajet en bus puis trouve un petit stand de nourriture fréquenté uniquement par des Cambodgiens qui partent au travail. Bon signe ! Tellement typique d’ailleurs que personne ne parle anglais et j’ai un mal fou à faire comprendre à la patronne que je ne veux pas de viande dans ma soupe. J’y arrive à force de grands gestes qui amusent beaucoup mes voisins de table.

Siem Reap
3 jours, 3 nuits

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Photo : Le fameux temple Angkor Vat.

Environ 4 heures de bus sont nécessaires pour relier Phnom-Pehn avec Siem Reap.
Je vous conseille donc de prendre votre bus au matin, vous aurez ensuite la fin de journée à Siem Reap pour louer votre vélo (si vous souhaitez parcourir les temples d’Angkor ainsi) et également acheter votre billet pour le lendemain.

Attention, les billets ne s’achètent pas sur le lieu du circuit, renseignez-vous au préalable.

Je choisis de dîner tôt afin de pouvoir partir au petit matin le lendemain. A proximité de la fameuse Pub Street, le restaurant Phas Chas me fait de l’oeil.
J’y trouve un plat de poisson servi dans un énorme ananas ainsi qu’une soupe de légumes. Absolument délicieux ! Mais je reviendrai plus tard sur la Pub Street 😉

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Les temples d’Angkor

Deux circuits vous sont proposés, le « grand » et le « petit« .
Avoir commencé par le grand (et à vélo…) n’était peut-être pas  ma meilleure idée ^^’ Si vous êtes très sportifs, foncez, mais pour un sportif plus modéré comme moi, échauffez-vous peut-être avec le petit circuit en premier lieu.

Je vais peut-être vous décevoir en vous disant que je n’adore pas mon expérience à Angkor.

Bien sûr, je le referai avec plaisir et j’en prends plein les yeux, mais si on ne peut pas reprocher aux autres touristes d’être là en nombre (après tout, on est nous même un touriste, pas vrai ?), le fait-est que les temples sont sur-bondés, que tout le monde ne semble pas enclin à s’imprégner de l’ambiance des lieux (coucou les guides qui parlent dans un micro relayé par un mégaphone, les gens qui ne peuvent pas attendre que tu prennes une photo et passent devant toi pour faire leur sacro-saint selfie…). Si une tenue correcte (épaules et genoux couverts) est exigée, aucune ne mentionnant le silence l’est et j’ai trouvé ça dommage. Tu te balades dans des chefs d’oeuvre architecturaux dont chaque recoin est riche en détail et tout le monde ricane et beugle comme un bossu.
Je suis choquée de constater que la plupart des gens se contentent de se prendre en selfie à côté de tel ou tel lieu sans même prendre le temps de véritablement REGARDER l’endroit. Bref, comme une idiote, je m’attendais à plus de respect et de recueillement, un peu comme quand on visite une église. En bonne athée que je suis, cela ne m’empêche pourtant pas de respecter la règle de silence et de la trouver appréciable.

Le lever de soleil sur Angkor Vat est assez surestimé. Si vous pensez qu’arriver aussi tôt vous permettra d’éviter la foule, vous vous trompez puisque dès 5h30, la pelouse qui fait face à Angkor Vat est noire de monde. Si j’avais su, je me serai rendue au Bayon temple pour être tranquille et avoir un lever de soleil que j’imagine tout aussi beau.
Peut-être sautez Angkor Vat pour n’y aller qu’en fin de journée, j’imagine que là, vous serez plus tranquilles.
Et ne l’incluez pas dans votre grand circuit car la journée sera vraiment longue.

Je ne vais pas m’étendre ici sur l’histoire des temples ou une énumération que n’importe quel guide fera bien mieux que moi. Je peux en revanche vous conseiller de vous faire quelques détours dans les temples hors des sentiers battus (le Chrung, par exemple). Certes, ils ne sont pas impressionnants comme les Bayon, Angkor Vat et autres Ta Prohm, mais la solitude fait du bien car personne ne s’y aventure. Et vous vous rendrez vite compte qu’à Angkor, c’est un luxe.

Mon premier jour à vélo sur le grand circuit est assez épuisant mais je me sens fière d’avoir fait cela toute seule « comme une grande »! (que je suis). C’est vraiment un des avantages de voyager seule, n’importe quelle petite chose devient une sorte d’accomplissement et on apprécie peut-être deux fois plus tout ce qui nous est donné de voir. Personnellement je me sens dans une sorte d’hyper réceptivité qui me fait tout vivre * 2. C’est assez dingue.

Le lendemain, je fais le petit circuit avec un français rencontré à ma pension, comme on est dans le même délire à sortir des sentiers battus, l’expérience est bien chouette. D’ailleurs, je suis toujours en contact avec lui 😉

Pour le repas, je ne peux que vous conseiller d’apporter vous même votre petit lunch. Déjeuner sur place est coûteux (rien à moins de 6 dollars) et franchement passable en terme de qualité.

davPhoto : Le Bayon temple.

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Photo : Le superbe coucher de soleil.

Siem Reap

La ville de Siem Reap en elle-même est un petit « paradis à touriste » qui ne me laisse aucun souvenir impérissable. Vous trouverez des restaurants globalement plus chers que la moyenne dans la fameuse Pub Street et pourrez en revanche vous ‘enjailler’ avec les bières à 50 cts la pinte. Des petits stands de nourriture proposent les traditionnelles soupes, boules de coco farcies aux légumes (délicieux soit-dit en passant) ou moins conventionnel, des insectes frits – grillés.

Je sais que vu d’ici, ma description du lieu est assez froide, mais Siem Reap est évidement à faire. Passer au Cambodge sans voir les temples d’Angkor serait à mon sens vraiment dommage. En revanche soyez assurés que vous n’y trouverez aucune authenticité. Mais vous pourrez vous prendre une cuite à moindre coût 😉 (oui oui, comme moi…)

Pour un logement peu onéreux mais sympathique, je peux recommander Pension Lodge. Le dortoir est à 3 dollars la nuit (attention, une veilleuse reste allumée toute la nuit, je précise pour ceux que cela gênerait) mais cette Guesthouse dispose d’une petite piscine, idéale pour se rafraîchir après une journée de cavale dans les temples, ou pour faire des rencontres afin de ne pas picoler seul dans son coin en fin de journée ;)) Me concernant, cette piscine occasionne une chouette rencontre avec trois Tchèques, je passe deux excellentes soirées (alcoolisées…) en leur compagnie.

J’en profite pour faire un petit point. Comme à Phnom Pehn, les employés des Guesthouses dorment généralement sur un petit matelas dans l’entrée de la Guesthouse. Pitié, même si vous rentrez déchiré, essayez de respecter leur sommeil et de ne pas vous croire les rois du monde parce que vous payez 3 dollars dans un dortoir ou 16 une chambre… Set, un des employés de la Pension Lodge, me raconte qu’il est fréquemment réveillé par les touristes qui rentrent de soirée arrosée et hurlent sans scrupules à un mètre de lui… Déjà qu’ils ont des métiers difficiles et dorment en moyenne 4 à 5 heures par nuit (de sa propre confession), soyons au dessus de ce que le mot « touriste » peut avoir de péjoratif pour les locaux…

Mon troisième jour est un peu le « jour de trop ». Je n’ai pas envie de visiter de nouveaux temples car une monumentale gueule de bois s’empare de moi (oui bon… C’est pas de ma faute, la bière est à 50 cts je vous ai dit !) Je flâne donc à Siem Reap, me rend au Khmer Ceramique Center où vous pouvez vous-même bénéficier d’un cours de poterie !
Je lis ensuite un livre au bord de la rivière et rencontre un français croisé dans l’avion !
Un jus de fruit plus tard, nous nous quittons en nous souhaitant un bon voyage respectif.

davPhoto : Pub Street, les fameuses brochettes de grillons, serpents et autres supers bestioles.

Koh Rong Samloem
2 jours – 2 nuits

Comme des bus de nuit rallient Siem Reap à Sihanoukville, je décide de profiter de l’un d’entre-eux pour me rendre ensuite à Koh Rong Samloem. Ils sont très bien fichus : une petite couchette dotée d’un matelas fin mais confortable par personne, oreiller et couverture compris bien sûr. En revanche, la clim tourne à fond toute la nuit alors pull et foulards sont indispensables à votre survie si vous ne souhaitez pas attraper un gros rhume.

Il y a de mémoire quatre-cinq départs de ferry tous les jours pour Koh Rong et Koh Rong Samloem, de 9h du matin à 15h (infos à vérifier sur place).
Ne soyez en aucun cas stressé en arrivant sur place pour savoir où est le ferry, comment acheter vos tickets et patata, n’importe quel tuk-tuk driver ou chauffeur de moto-drop (moins onéreuse, si vous êtes seuls, préférez cette option) saura vous conduire à bon port. (Muahahah).

Il existe deux ferry, le rapide qui relie les îles en 45 mn, ou le slow qui lui, mettra 2 heures. Comme je suis large dans mon budget, je préfère le rapide qui coûte 20 dollars l’aller-retour.

Entre Koh Rong la fétârde et Koh Rong Samloem la nonchalante, je préfère Koh Rong Samloem. La bière à 50 cts et les kilomètres à vélo ayant fait quelques ravages à Siem Reap, je ressens le besoin de calme et de repos 😉

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Photo : Sandy Beach

Pour ma première nuit, je choisis sur les conseils d’une amie, Sandy Beach Bungalows.
Une plage privée, un propriétaire adorable, des bungalows propres et une cuisine délicieuse. Pour moi qui rêve de tranquillité, c’est difficile de faire mieux ! En revanche, les tarifs sur l’île sont bien plus elevés que la moyenne Cambodgienne (40 dollars le Bungalow à Sandy Beach) !
Et faites bien attention si vous choisissez Sandy Beach, ne prenez pas le ferry rapide qui ne s’y arrête pas… Je galère pas moins d’1 bonne heure avant de trouver un bateau pêcheur qui accepte de m’y emmener pour 5 dollars.
Ne soyez pas non plus étonné que l’on vous dépose sur un ponton d’où vous ne voyez que la jungle, vous avez 10 petites minutes de marche sur un sentier dans la forêt avant d’arriver à vos Bungalows 🙂

Je passe une journée de pure farniente, avec un bon bouquin, de l’eau à 25° et pas un bruit aux alentours. Ce que j’étais venue chercher en gros.

A Sandy Beach, vous avez l’opportunité de voir le fameux Plancton phosphorescent lorsqu’il fait nuit noire. Encore faut-il ne pas être effrayé de s’aventurer dans l’eau en pleine nuit. Personnellement je n’ose pas aller trop profondément et je n’y vois goutte…

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Photos : Saracen Bay

Le lendemain, je prends un petit bateau pour me rendre cette fois-ci à la Saracen Bay qui est bien plus belle que Sandy Beach, il faut bien l’admettre.
J’ai choisi le dortoir le moins cher que j’ai pu trouver (13 dollars, ce qui reste quand même coûteux en comparaison aux tarifs moyens Cambodgiens). Il est en plein air, très agréable, au Beach Island Resort.

Ma journée de farniente d’hier m’a bien requinquée, l’envie me prend de traverser la jungle pour me rendre de l’autre côté de l’île. La crainte de me perdre me quitte vite puisque chaque petite intersection est fléchée et je me retrouve en 45 min de l’autre côté de l’Île. Il y a bien moins de resort que sur la belle Saracen, la fréquentation sur la plage s’en ressent donc pas mal. J’aimerai rester admirer le coucher de soleil de ce côté de Koh Rong Samloem, mais ma crainte des bébêtes a raison de moi et je rentre à ma Guesthouse avant la tombée de la nuit.

Il y a peu de monde, les gens se couchent tôt, on ne m’a pas menti. Si je peux vous donner un petit conseil, il est peut-être souhaitable de faire 1 jour Koh Rong Samloem et le lendemain Koh Rong (ou l’inverse) si vous souhaitez tout de même avoir une petite dose de fête sur 2 jours 🙂

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Photos : Saracen Bay, lever de soleil

Kampot (et Kep)
6 jours – 5 nuits

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Les quelques heures de bus qui séparent Sihanoukville de Kampot sont assez magiques. La campagne Cambodgienne et les petits villages animés défilent devant mes yeux ébahis, j’ai aimé mes deux jours à Koh Rong Samloem mais ce paradis à touriste manquait clairement d’authenticité.

Je suis accueillie à Kampot par le ravissant coucher de soleil que vous pouvez voir ci-dessus. Mais également par Etienne, un français que j’ai rencontré dans l’avion et avec lequel je vais passer 2 jours avant qu’il continue son voyage.
Me concernant, j’ai 3 nuits réservées à Kampot. Ces trois nuits vont finir en 5 tant l’endroit me plait, mais chut, je ne vous ai rien dit.

Etienne dort au Kampot River Bungalow, situé en dehors du village, là où mes 3 nuits sont réservées.  De toutes les Guesthouses de mon voyage, c’est largement ma préférée. La réception en bord de rivière ouvre sur un grand salon extérieur sur pilotis entièrement en bois, où tables, fauteuils, canapés, coussins au sol se côtoient. De nombreux backpackeurs y sont présents de nuit comme de jour, à boire de la bière, échanger ses impressions de voyage et « chiller ». La gérante se fait appeler « Mama » par les voyageurs, sa fille est douce et adorable, la cuisine est à tomber par terre (mais vraiment). Les Bungalows sont sûrement parmi les moins coûteux de la région, 6 dollars la nuit ! Le lit est confortable, une moustiquaire est installée. Pas d’eau chaude dans la salle de bain, mais la chaleur la rend de toute façon inutile. Des petits gekos ou grenouilles inoffensives viennent parfois nous rendre visite dans la salle de bain.
Je dois admettre que je passe une sale nuit puisque la Naga House (guesthouse voisine) diffuse de la musique jusqu’à 3 heures du matin et que je suis (à ce stade) un peu effrayée par les potentielles araignées qui pourraient se glisser dans mon Bungalow (rappelez-vous, il est ouvert !) Ces frayeurs purement citadines s’effaceront d’elles-même à la 3e nuit. Mais passons.

Ma première soirée consiste à louer un scooter pour les visites des prochains jours et à goûter les délicieuses crevettes au poivre de Kampot (oui, je n’ai pas encore arrêté le poisson et les fruits de mer à cette étape de ma vie).

Mais surtout, Etienne m’apprend un truc fou ! Je regrettais d’avoir trop eu la frousse de m’éloigner en mer à Koh Rong Samloem et d’avoir ainsi loupé le fameux plancton phosphorescent. Mais dans rivière qui longe notre Kampot River Bungalow en regorge !
Ni une, ni deux, je me retrouve en maillot de bain pour vérifier ces dires. Ô joie, ô grandioserie ! Voilà que je nage avec des étoiles par milliers ! Des petites étoiles qui s’illuminent dès que mon corps fait un mouvement ! Impossible de se lasser de ce spectacle enchanteur ; sans trop m’éloigner des pilotis du Bungalow (je suis encore à ce stade une grande froussarde des bêbêtes), je fais virevolter mes bras, bats des jambes, lance des sorts imaginaires pour voir apparaître cette magie aquatique.

Est-ce utile de vous dire que je suis heureuse ?

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Photo : Vue du Bokor, bien plus impressionnante en vrai, naturellement.

Le Bokor

Debout là-dedans ! Je veux visiter les environs !
Etienne a la gentillesse de m’accompagner dans cette escapade au Bokor, chaîne de montagne à gravir en scooter (vraiment, je déconseille le vélo même au meilleur sportif du monde). Nous faisons de nombreux stop pour admirer la vue qui s’embellit à force d’escalade. Marchons aussi un peu, nous éloignant partiellement de nos scooters pour découvrir les alentours. Comme beaucoup de sites fréquentés au Cambodge, l’accès au lieu est payant, en scooter une somme assez dérisoire de mémoire, mais je ne souhaite pas vous dire de bêtise.

Ce n’est qu’après une virée de 5 heures dans ces montagnes magiques que nous décidons de revenir à Kampot histoire de se restaurer ! Fait épique, Etienne avait perdu les clés de son scooter et nous avons du rebrousser chemin jusqu’à ce qu’il les trouve.

Après ce repas salvateur, nous enfourchons de nouveau nos scooters et partons nous égarer dans la campagne aux environs de Kampot. Et là commence mon histoire d’amour. Les marais salants, la route rouge carmin, les Cambodgiens qui jouent en famille dans leurs jardins et nous saluent au passage, les vaches en liberté sur leur carré d’herbe, les paysages dignes de cartes postales dès que nous tournons la tête.. Le Cambodge respire la vie, la beauté et l’amour.

Notre balade est écourtée par le scooter d’Etienne (encore !) dont une roue crève. Le loueur ne fera d’ailleurs aucune histoire pour lui donner un autre scooter, sans frais. Fatigués de notre journée, nous dînons cette fois-ci à la Guesthouse de Mama, qui sera par la suite ma cantine tant chaque plat est goûteux !
Nous faisons connaissance avec un Israélien qui me parait sur le coup assez antipathique, mais je saurai par la suite que cette première impression était tout sauf justifiée. Mon anglais n’est de base pas faramineux, mais lorsque tu dois te débrouiller seule dans cette langue, tu t’y fais vite. En revanche, tu perds de nouveau vite en traînant avec un français 24/24. Etienne parle mieux anglais que moi et je suis vite dépassée par la conversation. Je vais me coucher, repensant à ma journée de rêve et à cette campagne tant aimée.

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Photo : Les environs de Kampot, les marais salants.

davPhoto : Les environs de Kampot, le coucher de soleil.

Kep

Le lendemain, Etienne doit rentrer à Phnom Pehn. Nous avons toutefois largement le temps de nous rendre à Kep, visiter le Parc national ainsi que le fameux marché aux crabes. En une petite 40 aine de minutes en scooter, nous voici rendus !

Le Parc National

Le Parc national est surtout intéressant si l’on sort des sentiers battus. Sur le chemin »normal », vous aurez surtout de jolies vues, mais pas grand chose de plus. Alors si vous vous sentez l’âme sportive, prenez vos baskets et lancez-vous dans le chemin « hard ». Escalade, forêt épaisse vous attendent, transpiration, joues rouges, bref, tout ce qu’on aime. Perso je me suis éclatée à faire ce petit parcours physique. Vous arrivez au sommet du Parc National et surtout, vous ne verrez personne. Ou peut-être une personne, allez. Soyons justes !

Je n’ai pas de photo qui rende justice au Parc National, donc je vous invite plutôt à vous rendre sur google images pour avoir une idée du lieu 😉

Le Marché au Crabes

Comme je vous l’ai dit, au moment de mon voyage au Cambodge, je n’avais pas encore arrêté de consommer poisson et fruits de mer. C’est donc avec joie que je me suis rendue au Marché aux crabes de Kep. Fort réputé pour y trouver le meilleur « Crabe au poivre » de la planète. Et c’est d’ailleurs là que j’ai ma grosse « prise de conscience » qui m’a entraînée, par la suite, à bannir tout animal de mon assiette.

Car il est fort beau ce marché aux Crabes. Tellement typique. Et si frais ! On commande d’abord notre crabe et ensuite notre poivre. Il est cuisiné immédiatement. Devant nos yeux.

Tué aussi, devant nos yeux.

Perso, voir une énorme paire de ciseaux couper en deux un petit crabe, c’est trop pour mon petit coeur. C’est presque débile car, n’ayant plus cinq ans, je sais bien qu’un animal ingurgité = un animal que l’on a tué. (Ou que l’on va tuer en le croquant, à l’image des huîtres par exemple). Mais le fait qu’on enlève une vie comme ça, devant moi, ça a changé quelque chose.

Je ne profite évidement pas de mon plat, trop choquée pour pouvoir le trouver bon. D’ailleurs ces crabes sont assez petits, avec peu de chair. Difficile d’y trouver un intérêt gustatif, au delà du poivre qui serait, du coup, aussi bien mis en valeur avec du tofu…

hdrdavPhotos : Le marché aux crabes, Kep.

C’est donc avec le coeur en vrac que je me mets en route pour Kampot, accompagnant Etienne à son bus. Celui-ci parti, je re-découvre immédiatement le plaisir de voyager seule. Entendons-nous, Etienne est quelqu’un d’adorable et j’ai adoré cette parenthèse de voyage avec lui. Mais c’est aussi l’intérêt du voyage en solitaire : il nous apprend à apprécier chaque moment. La compagnie comme la solitude.

Les environs de Kampot sont propices aux cascades, certaines sont « cachées » et nécessitent les connaissances des autochtones, d’autres sont indiquées, fléchées. Evidemment, étant seule, je me dirige à celles fléchées.
Comme nous ne sommes pas en mousson. Les cascades ne sont pas aussi grandioses que ce que les panneaux veulent bien nous faire croire. Toutefois, il fait tellement chaud que ces quelques jets d’eau font un bien fou. Attention, prenez bien garde à ne pas glisser 😉

La soirée est synonyme de chill au Kampot River Bungalow après avoir partagé un Burger végétarien en ville avec la fille de Mama et la belle Mélina, une touriste.
On me propose de me rendre à une fête, mais j’ai plus envie de solitude ce soir. Le goût de la solitude, ça nous gagne décidément. Une visite au plancton pour le montrer à mon désormais « ami » Israélien et au dodo !

davhdrPhotos : Les cascades, et une petite vache sur la route qui y mène !

Les boules quiès sont désormais mes meilleures amies et mes craintes de bestioles sont derrière moi ! Bien dormir change tout à mon moral qui passe de bon à excellent.
Je rencontre un jeune homme qui vient d’Alaska et qui part au Vietnam pour donner des leçons d’anglais. J’admire réellement ce genre de personne qui quitte tout, en faisant un gros fuck à tout le monde, sans savoir ce quoi demain sera fait.

Sur ces réflexions, je pars au marché de Kampot faire quelques emplettes pour les copains. Légumes, viande, street-food, bijoux, l’endroit est un réel fourre-tout et une joie pour les sens ! C’est de nouveau pleine de belles images que je me rends toute pimpante dans une Plantation de poivre.

La Plantation de poivre

Là encore, je donne une médaille à tous ceux qui arrivent à faire ces distances à vélo sous le soleil qui cogne ! Me concernant, je suis bien contente d’avoir loué un scooter pour toutes mes escapades.

La plantation est immense, crée par un couple franco-belge amoureux du Cambodge, les prix élevés du poivre ne s’expliquent pas seulement par la qualité de celui-ci mais aussi par le projet profondément humaniste crée autour de ce lieu.
Notre guide nous explique en effet que chaque employé est logé et nourrit avec sa famille Il nous montre les jolies maisonnettes occupées par tous les travailleurs. De plus, les enfants sont scolarisés par une école crée par le couple, qui donne leur chance à d’autres enfants grâce aux bénéfices du poivre.

Que vous soyez français ou anglophone, il y a plusieurs sessions d’explications qui se déroulent en même temps, pas de panique vous comprendrez tout ! A peine arrivée je peux intégrer un groupe de Français, les explications ont à peine commencé.
L’histoire de la plantation, les différentes couleurs du poivre (noir, blanc, rouge, poivre des oiseaux) nous sont contées avec bonne humeur par ce guide qui adore chanter nos tubes Français. Il est drôle, il est gentil et répond à nos questions avec une telle bonne humeur qu’on aimerai passer une soirée picole avec lui ! Il fait plusieurs fois référence au poivre « aussi blanc que la peau de mademoiselle » en me désignant.
En effet, je remarque que ma couleur de peau interpelle beaucoup les Cambodgiens. Je ne suis pourtant pas l’unique Française qu’ils ont l’occasion de rencontrer (bien loin de là) mais il est vrai que faisant depuis des années attention au soleil, j’ai une tendance à la pâleur supérieure à celle des gens qui profitent des rayons Cambodgiens pour rentrer avec un hâle de rêve. Mais je ne le prends pas mal, rien n’est dit pour nous faire de la peine ici, tout le monde est bien trop gentil.

Le poivre vendu sur le lieu est coûteux, mais je vous confirme que c’est un délice et qu’il s’agit là d’une contribution honnête pour encourager de tels lieux.

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Photo : Notre guide à la plantation de poivre. Un homme adorable et diablement drôle !

Une fois notre visite achevée, je suis un couple de Français dans un petit restaurant perdu qui nous a été vivement conseillé, le « Khmer roots Café« . Nous attendons nos plats pas moins d’une heure, l’occasion de papoter et de se réjouir de la perspective d’un 100% fait maison ! Hummm ! (Je vous confirme d’ailleurs que la nourriture servie est tout bonnement délicieuse).

Je re-profite des massages divins du « Seeing Hands Massage » en milieu de journée. En abuser, ce n’est pas pécher puis il est temps de me rendre à la Naga House afin d’embarquer à bord d’une régate. Au programme : Coucher de soleil et visite aux lucioles phosphorescentes.

Les lucioles phosphorescentes

Je sympathise avec un petit groupe de françaises venues en stage à Phnom Penh et Ho Chi Mihn. Je les trouve chouettes et dotées d’un courage que je n’aurai pas eu à leur âge.

Le coucher du soleil est une merveille, le plus beau de tout mon voyage. Le ciel se peint de couleurs pastel et le paysage est sublimé par ces barques typiques qui nous croisent. Les lucioles quant à elles sont peu nombreuses et concentrées sur un arbre, mais comment être déçue quand une telle symphonie de couleurs s’offre à toi ?

Notre navigation touche à sa fin, nous nous donnons rendez-vous avec les filles pour la soirée de la Naga House. Finalement, je les vois peu puisque je suis alpaguée par des adorables jeunes hommes, qui ont la délicatesse de ne pas me délaisser en apprenant ma condition de femme prise ET éprise. Sans me cacher leur déception, ils me font tout de même passer une excellente soirée, pleine de danse, de rire et de bière !

Je me couche à 6h, épuisée, légèrement alcoolisée mais surtout très heureuse de ma journée.

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Photo : Sur la régate, avec les petites françaises !

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Photo : Le merveilleux coucher de soleil.

Dernier jour à Kampot. Je compte bien en profiter nondidju !
J’ai peu dormi, mais je n’ai pas sommeil et je compte bien profiter au max de la magie des lieux.
Je retrouve le jeune homme Alaskien désormais accompagné d’un ami. Nous nous mesurons à un challenge sportif matinal : traverser la rivière à la nage, aller-retour.
C’est cool, le matin. J’ai même l’impression que ça me décrasse de l’alcool de la veille. Je me demande bien pourquoi je n’ai pas fait ça tous les matins… Allez, inutile de laisser place aux regrets !

The Green Cathedral

Je fonce au Champa Lodge pour découvrir la fameuse « Green Cathedral » dont les photos trouvées sur le net m’ont enchantées.
La propriétaire du Lodge est Belge et le lieu franchement enchanteur ! Pour 5 dollars, on me confie un canoë et en avant !
La balade dure une heure, le lieu est tranquille, je n’entends que le chant des oiseaux. Je croise un merveilleux colibri bleu aux ailes oranges, des canards noir jais aux reflets bleus et masque rouge, des petits poisson blancs qui sautent hors de l’eau comme des dauphins… Bref, merveille, apaisement et bonheur.

Je parachève mon extase en retournant me faire masser une dernière fois au Seeing Hands Massage. Deux jours de suite, c’est presque péché pour le coup ! Mais je n’aurai plus l’occasion de faire cela avant un si long moment !

Je rends mon scooter et profite de Kampot à pied. Je flâne, admire le coucher de soleil avant de me rendre à ma Guesthouse. La soirée est sympa, je papote avec l’Alaskien, mon pote Israelien me rejoint avec Sandra, une Allemande adorable, nous buvons du vin, de la bière et retournons nager avec les planctons. Voilà encore une merveille qui me manquera ! J’ai envie de rester, de devenir actrice ici…

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Photo : The Green Cathedral

Phnom Penh
1 nuit, 1 jour

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Partir de Kampot pour retourner à Phnom Penh pourrait ressembler à une punition, mais heureusement j’aime vraiment la capitale.
Manque de bol pourtant, le voyage en bus dure bien plus longtemps que prévu et j’arrive vraiment trop tard pour faire autre chose que poser mes affaires dans ma Guesthouse et manger un bout.

Le lendemain, je dois prévoir d’arriver à l’aéroport pour 15h, je consacre donc ma matinée au shopping, histoire de ramener des souvenirs à mes amis. Je découvre ainsi le Marché Russe, que Lonely Planet et le guide du routard idéalisent un peu , selon moi. Il ressemble ni plus ni moins aux autres marchés couverts du Cambodge, mais certes avec quelques échoppes de souvenirs en plus.
J’achète les krama au kilo, des jolies peluches patchwork, l’Angkor Beer et me fais surtout un très joli cadeau : Un énorme Bouddha en bois qui prend toute la place dans mon sac à dos (que j’avais, heureusement, très peu empli en début de voyage en prévision de ce genre de caprice).

Je tue mes dernières heures en marchant dans les rues de Phnom Penh, malgré les « Tuk Tuk Lady? » je me sens vraiment bien dans cette ville. Je trouve les gens gentils ; ça grouille, ça VIT ! Il y a quelque chose à regarder à chaque coin de rue.

Il n’y a malheureusement pas grand chose à noter de cette dernière journée. Je veux donner mon sang mais l’hôpital indiqué par le Lonely Planet n’était plus le bon et j’ai vraiment négocié mes déplacements en Tuk Tuk avec les derniers dollars qui me restent puis je ne veux pas louper mon check in à l’aéroport. Tant pis, ce sera pour mon prochain voyage ! J’ai tellement de choses à rattraper.

J’achète un livre bouleversant pour mon voyage « Tu vivras, mon fils« , témoignage de l’enfer que fut la Kampuchea démocratique, qui aide aussi à comprendre la chronologie des faits et la manière insidieuse dont une telle tyrannie s’installe, mine de rien…

Je sens que je n’en ai pas fini avec ce pays, j’y reviendrai c’est évident.
Avec des ballons à sculpter pour les enfants…

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